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PAROLE VIVANTE:
comment renforcer
la démocratie

Démocratie délibérative ?
 

Surtout à l'ère du numérique, où l'écran rêverait de combler l'écart entre les citoyens, l'invocation d'un Débat toujours décrit comme rationnel et apaisé, sans autre forme de préliminaire, pour traiter les divisions publiques en vue d'une action en commun masque une partie de la nature humaine (indissociablement rationnelle et passionnelle) et altère la fabrique réelle – opiniâtre, attentive, sans surplomb – de la démocratie.

Il n'empêche, "puisqu'il tient tant au cœur de l'individu de montrer sa différence, de montrer qu'il est un être unique, ce qui est vrai, dans une société globale, ne peut-on lui dire que c'est dans l'expression de ce que sa pensée peut avoir de différent de celle des autres, et de semblable aussi, dans l'expression de ses constructions imaginaires en définitive qu'il pourra trouver le bonheur" (Henri Laborit) ?

Prendre sa place

 

C'est bien l'enjeu : non pas rêver de penser au nom des autres, ni non plus chercher à suivre à tout prix les postulats de son inspiration propre, mais qu'émerge une parole qui s'accroche au fil tissé entre nous (tous). Miser sur la rencontre, c'est récolter tout ce que la présence d'un autre modifie en nous, – des humanités potentiellement complices : donner le meilleur de soi-même, entrer un bout dans la logique de l'autre.

 

Soustrayez les passions au débat, vous obtiendrez plus de discernement ? Ou bien l'occasion du débat peut-elle rehausser le discernement du particulier au général, pour peu qu'il s'accompagne d'une compréhension élargie de l'expérience humaine en situation sociale, de l'autonomie qui n'est pas l'indépendance, de l'efficace bancal de la répression de l'expression des émotions en régime d'incertitude ? De nouvelles attitudes, valeurs, méthodes – qu'on pourra toujours juger apolitiques, individualistes, voire élitistes, à quoi l'on préférera "la froideur, l'émotion mesurée" (Doris Lessing) pour tout partage, en quoi manque l'essentiel : cultiver la confiance.

 

 

Thérapeute

Car la parole démocratique a besoin de "certaines conditions pour livrer son expertise et sa sagesse.

  • Pour baisser les masques inspirés par la peur, la haine et une relation aux autres et à l'autorité, fragilisée par les aléas de la vie, et parler avec authenticité.

  • Pour mettre en relation les paroles les plus diverses et parfois contradictoires, dans la confrontation et le conflit.

  • Pour arriver à une confiance en soi restaurée qui aboutirait à une parole juste et forte, ressourcée par une expérience de vie concrète et documentée" (Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie Sociale, ici).

 

Ce sont précisément ces conditions orchestrales que l'intervenant en Thérapie Sociale garantit à la conduite de groupes restreints toujours tentés par la fusion ou la pétrification : soigner le lien. Partout où l'on délibère pour la résolution de problèmes complexes qui font souffrir et où bute l'envie de coopération. En tenant en respect (et donc en apprenant à faire connaissance avec) les passions collectives et leurs lots d'idéalisation comme de diabolisation, qui brouille le combat.

➤ Un parcours de vie au service de mes ambitions

 

➤ La Thérapie Sociale

➤ D'une complicité d'évasion : "Servitude et culpabilité", par Max Dorra, 4 mars 2025

➤ Le conflit, c'est la vie : ou comment combattre sans violence ce qui empêche la créativité collective.

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